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Sécurité : ce que SpaceForMyWorld garantit, et ce qu'il refuse de promettre

Cette page dit les deux moitiés. Une promesse dont on tait les limites n'est pas une promesse, et sur ce sujet, la moitié qu'on cache est toujours la plus intéressante.

Comment les messages sont chiffrés

Les deux navigateurs fabriquent une clé commune au moment de la rencontre, par un échange Diffie-Hellman sur courbe elliptique P-256 avec des clés éphémères, combiné au code de la chambre passé par PBKDF2 à 600 000 tours. Les clés de chiffrement en sont dérivées par HKDF, et le contenu est chiffré en AES-GCM. La clé ne quitte jamais l'appareil et le serveur ne la connaît jamais.

Le code de la chambre ne transite jamais par le service : il est transmis d'une personne à l'autre par le canal de leur choix : de vive voix, sur un papier, par une autre messagerie.

Les chiffres, vérifiables dans le code

Accord de cléECDH P-256, clés éphémères
Dérivation depuis le codePBKDF2, 600 000 tours
Séparation des clésHKDF
Chiffrement du contenuAES-GCM
Longueur du code de chambre20 caractères, ≈ 99 bits
Durée de vie d'une chambre60 minutes au maximum
Attente d'un invité15 minutes
Coupure tolérée180 secondes
Participants2, strictement
Version du protocole4

Ce que le serveur voit exactement

Il voit que deux points échangent, à quel moment, et à quel volume approximatif. Il ne voit ni le contenu des messages, ni les images, ni le code de la chambre. Il ne conserve ni compte, ni carnet d'adresses, ni historique : une chambre vit une heure au maximum, puis n'existe plus nulle part.

Les appels : par où passent le son et l'image

Pendant un appel, le son et l'image passent toujours par notre relais, jamais en direct d'un appareil à l'autre. Votre correspondant ne voit donc pas votre adresse IP. C'est le comportement permanent : il n'y a aucun réglage à activer.

Notre serveur, lui, voit les deux adresses le temps de l'appel : c'est lui qui relaie les octets. Ils sont chiffrés de bout en bout, il ne peut pas les lire.

Si vous ne voulez pas que nous voyions votre adresse non plus, utilisez un VPN : notre relais ne verra alors que l'adresse de sortie du VPN, jamais la vôtre.

Ce qui n'est pas garanti

Le site charge son code depuis nos serveurs à chaque visite. Un éditeur malveillant, contraint par une autorité, ou dont les serveurs seraient compromis, pourrait servir un code modifié à une personne précise, pendant quelques secondes. Aucune messagerie qui s'ouvre dans un navigateur n'échappe à cette limite, et le chiffrement dans le navigateur ne protège pas contre elle.

Rien ne protège non plus contre un appareil compromis : un écran surveillé montre ce qui s'y affiche, quel que soit le chiffrement.

Le service ne masque pas qui parle à qui

Non, et nous ne prétendons pas le contraire. Aucune identité n'est demandée, mais le relais observe que deux points communiquent, quand et combien. Un observateur capable de surveiller le réseau des deux côtés pourrait rapprocher les deux extrémités. Ce que le service protège, c'est le contenu, pas le fait que vous vous parliez.

Avec le navigateur Tor

SpaceForMyWorld fonctionne dès aujourd'hui avec le navigateur Tor, pour qui veut masquer sa position. Les appels audio et vidéo n'y sont pas disponibles (Tor désactive WebRTC) ; le texte, les images et les documents fonctionnent.

Son adresse, à ouvrir dans le navigateur Tor :
htbaatbcevsnbgpjqchmfebaw6ctgsmqrjgy67mbgqabdgjfu2legeid.onion

Téléchargez le navigateur Tor uniquement depuis le site officiel torproject.org. Des copies falsifiées existent.

Sur iPhone, le navigateur Tor officiel n'existe pas : Apple impose son moteur à tous les navigateurs. Le projet Tor y recommande Onion Browser, qui ne protège pas autant. Sur iPhone, un VPN de confiance est une meilleure option.

Comment vérifier ce qui vous est servi

L'adresse /.well-known/sfmw-version renvoie le commit exact, la version publiée, la version du protocole et l'empreinte des fichiers servis. Ces valeurs sont injectées à la construction de l'image, jamais lues au moment de la requête : un serveur qui servirait autre chose que ce qu'il annonce serait pris en défaut par cette comparaison.

Nous le disons franchement : cette vérification prouve la cohérence entre ce qui est annoncé et ce qui est servi. Elle ne prouve pas qu'un éditeur déterminé ne pourrait pas annoncer autre chose. La transparence réduit la confiance nécessaire ; elle ne la supprime pas.

Ce que nous avons refusé, et pourquoi

La plupart des pages de sécurité listent ce qu'un produit ajoute. Voici l'inverse : les mécanismes que nous avons examinés puis écartés. Chaque refus est écrit, daté, et porte la condition qui le rouvrirait.

Aucune identité persistante. Ni compte, ni profil, ni carnet d'adresses. Une identité durable est ce qui permet de relier deux conversations entre elles ; sans elle, il n'y a rien à relier.

Aucun message en attente. Une chambre où l'on dépose un message que l'autre lira plus tard suppose un serveur qui conserve. Nous avons retiré cette possibilité plutôt que de garder quoi que ce soit.

Aucune vérification humaine de type « safety numbers ». Comparer des empreintes suppose une relation durable entre deux personnes. Ici la clé naît du code que vous vous êtes transmis : il n'y a rien de plus à comparer.

Pas de bourrage des médias. Arrondir la taille des fichiers pour masquer leur nature coûterait 11,5 % de bande passante en permanence, à tout le monde, y compris sur mobile. Mesuré : la nature d'un média resterait devinable à 83 % après bourrage. Le gain ne payait pas le coût.

Post-quantique : surveillé, pas adopté. Aucun navigateur ciblé n'expose aujourd'hui ML-KEM nativement, vérifié par mesure, pas supposé. Ajouter une bibliothèque apporterait environ 100 Ko de code non audité à un projet qui compte sept dépendances. En attendant, le code de chambre a été porté à ≈ 99 bits.

Zéro persistance par défaut. Aucun journal d'accès, aucune trace conservée. Ce qui n'est pas écrit ne peut être ni volé, ni saisi, ni réclamé.

Quatorze mécanismes ont ainsi été écartés : files asynchrones, fédération, découverte de contacts, annuaire, et d'autres. Le principe est simple : toute fonctionnalité nouvelle doit prouver qu'elle n'augmente pas ce que le système sait. La charge de la preuve est sur elle, pas sur nous.

Signaler une vulnérabilité

Le canal est décrit à l'adresse /.well-known/security.txt, au format RFC 9116.


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